Fête de l'Huma
© Chang Martin / Photographe | Pendant la Fête de l'Huma
© Chang Martin / Photographe

Que faire à Paris ce week-end du 11 au 13 septembre ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire ce week-end à Paris !

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Tous les jeudis, les groupes d’amis échafaudent leurs plans d’attaque, entre nuits sans fin, expos à gogo, restaurants tout chauds, rooftops en ébullition, guinguettes qui chaloupent, restos tout chauds ou nouvelles friperies à explorer. Vous l’avez reconnu : le week-end est en approche ! Et pas n'importe lequel, celui du 11 au 13 septembre. Comme chaque semaine, chez Time Out Paris, on a passé la capitale au peigne fin, des grandes institutions culturelles aux petits spots bien planqués, pour dénicher les meilleures idées de sorties à Paris ce week-end. 

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Que faire ce vendredi 11 septembre ?

  • Que faire
  • Évènements & festivals

Non, la fête de l’Huma ne se réduit pas à une collection de barbecues, de formes de moustaches et d’idées pour une société plus juste ! Il y a aussi des concerts et les derniers noms livrés et qui rejoignent arøne, Louane, The Limiñanas ou Oxmo Puccino font carrément envie dans tous les compartiments du jeu. Vous êtes féru de rap ? Voilà que s’annoncent Ino Casablanca, qui viendra clôturer sa tournée estivale au Plessis-Pâté ; les Irlandais pro-palestiniens bien énervés de Kneecap ; le parrain Kery James, toujours pas assagi par les années, ou à l’autre bout du spectre des générations, Danyl, jeune rappeur franco-algérien. Vous préférez les BPM ? Y en a aussi avec Etienne de Crecy qui montre que la French Touch mord encore, Belaria et ses morceaux italo et EBM énergiques, LB aka Labat à la house et la coiffure colorées ou Kiddy Smile pour une finition queer. Et parce que le punk n’est pas complètement mort, les Wampas viendront aussi aligner riffs et fausses notes ! Yeah !

  • Gastronomique
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Et si les restaurants gastronomiques se détendaient un peu ? Ça semble le cap pris par Eskal, nouvelle table de la famille Nanaumi (après Akabeko) où le chef Alexandre Chambat, passé par l’Astrance, brille dans sa cuisine ouverte. Installé au comptoir, on se retrouve aux premières loges d’un réjouissant moment d’échanges à hauteur de fourneaux où le chef explique ses plats, sa philosophie, ses fournisseurs. Eskal s’impose ainsi des produits uniquement français (comme chez FIEF), une saisonnalité draconienne et une stricte politique de réduction des déchets. La contrainte devient un cadre dans lequel les assiettes développent toute leur personnalité, celle d’une cuisine pleine de vivacité et de justesse où étincellent herbes sauvages et légumes du moment. Au gré du très généreux menu à 89€ (en 5 étapes), on croise ainsi des haricots verts tout simples accompagnés d’un puissant condiment mirabelle et noix, un ceviche d’aubergine dans un « leche de tigre » au lait d’avoine ou une longe de veau fumée sur un risotto de blettes, légumes mal aimés mais résistants aux sécheresses. Le dessert du chef Nahel Mani (l’Astrance lui aussi) convoque lui le mélilot, la figue et le verjus. Bref, foncez?

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  • Dans nos Verres

En attendant de pouvoir accueillir les dîneurs dans son nouveau restaurant de la Fondation Cartier (à partir du 18 septembre !), Anne-Sophie Pic va d'abord servir à boire ! La cheffe la plus étoilée de la planète ouvre en effet son premier bar à cocktails tout début septembre, toujours dans l'enceinte de la Fondation Cartier, fraîchement débarquée de Raspail dans l'ancien Louvre des antiquaires retapé par Jean Nouvel. Le nom ? Utopic, pour un cocon aux airs de speakeasy dessiné par l'agence Moinard Bétaille, à qui l'on doit les boutiques Cartier de Paris à Tokyo, et accessible directement par une porte discrète rue de Marengo.

  • Dans nos Assiettes

Septembre débute et vous n’avez plus de jour à poser (ni reçu d’invitation) pour la Mostra de Venise ? Le Ristorante Stern vous propose de vous consoler avec une initiative originale : la mise à la carte, seulement le temps du festival, de trois plats vénitiens aperçus dans des longs métrages. Les recettes pensées par Massimiliano Alajmo, le taulier de la maison, et Alessandro Fornaro, le chef en cuisine, se réservent aux gastronomes également ceinture noire en cinéphilie car les films invoqués se montrent assez niche ! Il va ainsi y avoir une assiette de spaghetti au café, blettes et anchois (28€) inspirée de « Vacances à Venise » de David Lean (1955). Le café fait penser à la terrasse de la place Saint-Marc où se rencontrent Katharine Hepburn et Rossano Brazzi, tandis que l'anchois rappelle la lagune. L’idée du risotto à la saucisse et aux haricots au vin rouge (30€) provient du sketch d’Alberto Sordi dans « Où es-tu allé en vacances ? » (1978). À noter que le chef continue d’explorer les glaces comme condiment dans ses plats avec ici un sorbet aux oignons rouges. Et enfin l’œuf au thon (26 €), avec gelato de ventrèche et chips de riz croustillantes, représente une variation très travaillée autour du modeste plat de thon servi à Licia Maglietta dans « Pain, Tulipes et Comédie » de Silvio Soldini (2000). Oui le cinéma s’apprécie aussi avec la bouche !

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  • Clubbing
  • Recommandé

Dans un panorama festif constitué d’open airs forcément saisonniers, de soirées éphémères et de lieux qui ferment parfois au bout de quelques mois (voire quelque semaines), on a dressé la liste de nos clubs sûrs, ceux sur lesquels vous pouvez compter toute l’année ou presque, des lieux qui misent sur l'inclusivité, la diversité et la sécurité pour toutes et tous. Un dossier qui entremêle les décors – friche, béton, cave –, les styles – toutes les nuances des musiques électroniques –, et les ambiances – hype, schlag, entre-deux. Une sélection garantie sans entrée gratuite pour les filles.

Que faire ce samedi 12 septembre ?

  • Danse
  • Contemporaine

Des ballets rythmés par de la techno hardcore, un spectacle au Louvre mis en scène pour Instagram, un show/rave avec Rone au Théâtre du Châtelet… C’est peu dire que (LA)HORDE a bousculé le monde feutré de la danse contemporaine ces dernières années. Nommé à la tête du Ballet national de Marseille en 2019, le trio formé par Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel décloisonne le secteur à coups de spectacles audacieux et de collabs prestigieuses, Madonna, Angèle et récemment la tournée de Rosalía, dont (LA)HORDE a signé la choré – avec cette incroyable performance aux Brit Awards aux côtés de Björk. Après cette hype mondiale, les revoici avec leur troisième création pour le Ballet national de Marseille,  Après moi, le déluge. Un spectacle en forme d’introspection collective au titre peut-être moins pessimiste qu’il n’y paraît, à voir à Paris du 5 au 12 septembre au Théâtre de la Ville, sous les gradins duquel on a retrouvé le trio pour un entretien début juin.

  • Grec
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Faut-il encore présenter les frères Mavrommàtis, les amphitryons parisiens de la gastronomie hellène ? Dès 1981, le trio a voulu proposer une autre cuisine grecque. Trente-cinq ans plus tard, mission accomplie ! On voit bien le chemin parcouru avec Thalie, leur 5ᵉ restaurant, posé le long du jardin du Palais-Royal. La mise ? Une élégante bonbonnière, rose poudrée, draperies et miroirs, bien loin du folklore, mais surtout une splendide terrasse dans le jardin de Port-Royal. Une des plus belles de Paris ! La carte élaborée par Andreas Mavrommàtis s’articule autour des petites assiettes et d’entrées (avec de très nombreuses possibilités végé) : poulpe et purée de pois chiche, aubergine confite, halloumi grillé… Que complètent quelques plats classiques (brochettes, moussaka) ou nettement moins (joue de bœuf sauce stifado ou pâte d’avoine aux champignons). À la tête de la cave on trouve -logiquement- Dyonisos Mavrommàtis qui sillonne les AOP grecques.

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  • Dans nos Assiettes

Un article dans le Washington Post, une pleine page dans le Times, une dépêche d’Associated Press… tout ça dans la touffeur de l’été 2026. Quelle est donc l’incroyable nouvelle qui mérite une telle couverture internationale ? Tout simplement l’ouverture de Butter Shop, première boutique parisienne dédiée aux beurres ! Derrière cette idée toute bête et assez maligne se trouve Erwan Leo. L’accueil – évidemment bilingue – se montre très efficace, souriant mais manque de temps pour la pédagogie. Les parfums sont très variés et parfois chelous : sucre d’érable et coriandre ; piment d’Espelette ; truffe ; oignons de Roscoff, framboise… « les plus grands succès sont Ail des Ours ou Chocolat, des beurres qui ne laissent personne indifférent ». Gros atout de l’adresse : il est possible de tout gouter pour se faire une idée (sur une cuillère en bois, pas un morceau de pain). Ainsi on trouve le parfum chocolat, énorme carton sur les réseaux, moins intéressant que celui au paprika par exemple. Bilan de la visite : on repart avec une crémeuse plaquette au sarrasin (5€) qui transforme toute tartine en une galette bretonne et une au sel fumé (6,5€) qui sublime une purée d’un coup de noisette magique. Certes, les prix sont raides mais demeurent abordables pour des produits de grande qualité. 

  • Dans nos Assiettes

Qabli pulao afghan, bo bun vietnamien, pizza napolitaine, huîtres de Marennes ou un aligot de l’Aubrac… Voilà une (toute) petite partie des plats proposés à la dégustation dans les allées du Village international de la gastronomie. Pour sa 10 édition, du jeudi 10 septembre au dimanche 13, le festival change de décor. Il quitte les quais au bas de la tour Eiffel pour installer ses tentes place de la Concorde. Mais l’opération garde sa ligne : concentrer dans un même endroit les cuisines des régions de France et du monde. Cette année, plus de 70 pays sont représentés (un record) avec l’Italie en invitée d’honneur et Alain Ducasse en parrain.

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  • Art
  • Le Marais
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La première rétrospective consacrée par la Maison européenne de la photographie à Camille Vivier est probablement le meilleur plan pour se mettre à l’ombre cet été dans ce Paris sous canicule. Au dernier étage de l’ancien hôtel particulier, l’exposition fait dialoguer corps et objets à travers un parcours thématique qui refuse l’organisation millimétrée d’un CV pour faire parler toute une carrière. Construite à partir d’une centaine d’œuvres allant du Polaroid au tirage XXL, la monographie mélange commandes éditoriales, séries personnelles, portraits, natures mortes et images quasi fantastiques. Elle fait surtout la part belle aux corps féminins, dans des représentations nourries par les influences multiples de Camille Vivier, qui n’hésite pas à questionner les normes de beauté et la hiérarchie des goûts.

Que faire ce dimanche 13 septembre ?

  • Art

Chaque année à la rentrée, le design est chez lui, à Paris. Et pas n'importe où. Excroissance urbaine et gratuite du salon Maison&Objet, la Paris Design Week (PDW) déborde sur des centaines d'adresses, du Marais à Bastille, et attire quelque 250 000 visiteurs, sans badge ni carton d'invitation. Mais son programme le plus spectaculaire se joue plus haut : avec Design sur cour, les monuments les plus éloquents de la ville se voient redessinés par une joyeuse équipée de créateurs, artistes et autres maisons d'édition triés sur le volet, invités à travailler in situ. Comprendre : pas des expos posées là, mais des œuvres taillées sur mesure pour les lieux. L'Arc de Triomphe, la colonne de Juillet, le Grand Palais… Du 10 au 19 septembre 2026, le patrimoine prête ses plus beaux atours à la création contemporaine. En voilà quatre à (re)visiter absolument pour donner des couleurs à votre rentrée.

  • Burgers

Et voilà, ça devait arriver : c’est le week-end, et votre jauge d’énergie allouée à cuisiner est aussi vide que votre frigo. Une seule solution s’impose : trouver un brunch salvateur, ce mot-valise inventé en Angleterre en 1896, qui depuis les 80’s s’est infiltré dans nos menus plus sûrement que les fleurs en plastique décorent les façades des restos branchés. Mais la vraie question, c’est où bruncher à Paris sans se tromper ?
Pas de panique, on a fait le boulot pour vous : on vous a sélectionné les meilleures adresses pour un brunch d’anthologie. D’humeur levantine, californienne, végé, ou juste avide de pancakes dégoulinants de sirop d’érable ? Il y en a pour tous les goûts. Et pas que ! Des options pour tous les budgets, que vous soyez en famille avec poussette, entre potes prêts à attaquer la journée, ou en amoureux pour prolonger la matinée. Et après ce festin ? Une sieste, bien sûr !

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  • Art

Chaque dimanche matin, avant l’ouverture au public, la Bourse de Commerce donne rendez-vous aux lève-tôt pour une plongée dans le brouillard. Baptisée « Brume(s) matinale(s) », cette visite guidée invite les visiteurs à pénétrer au cœur de « Cloud #07156 », l’une des « sculptures de brouillard » de l’artiste japonaise Fujiko Nakaya. Présentée dans la Rotonde du musée dans le cadre de l’exposition « Clair-obscur », l’installation est composée de vapeur d’eau. Au fil des courants d’air et des déplacements du public, la brume se déplace, s’épaissit ou se dissipe, modifiant les contours de l’espace et la perception de l’architecture. Guidés par des médiateurs, les participants sont invités à observer les variations de lumière, de densité et de température, mais aussi la manière dont les corps apparaissent et disparaissent dans l’épais nuage blanc. Une façon de découvrir autrement le travail de Fujiko Nakaya, pionnière des sculptures de brouillard, et de porter un nouveau regard sur la Rotonde de la Bourse de Commerce. À la sortie du brouillard, les visiteurs pourront prolonger l’expérience avec l’exposition « Clair-obscur », accessible librement après le parcours. A noter : en raison des conditions de visite, la présence d’enfants en bas âge est déconseillée. Les « Brume(s) matinale(s) » ont lieu tous les dimanches à 10h, avant l’ouverture officielle du musée. Les places étant limitées, mieux vaut réserver son billet à l’avance sur le site de la Bourse de Commerce.

  • Burgers
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après le succès de sa Superette ouverte en 2022 place de l’Estrapade à Toulouse, Vincent Louw a décidé à l’été 2026 d’exporter le concept à Paris. La dégaine ? une cambuse minimale, inox et béton ciré, sonorisée au hip-hop US. La carte -écrite en anglais pour faire américain !- reste campée sur les fondamentaux : 2 recettes au bœuf (smashé ou pas), une au poulet frit, une végé (à base d’œuf) et voilà. Les goûts attendus sont au rendez-vous, notamment celui bien grillé du bœuf. Pas un recette « gourmet » compliquée, juste un burger classique et efficace comme une finale de Top 14 avec le Stade toulousain !

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  • Pâtisserie

Plus boule la vie ! Quand les jours rallongent et que les vêtements raccourcissent, c’est le retour de la question : où trouver une bonne glace à Paris ? Chez Time Out, on vous file nos meilleurs plans en dessous de zéro mais toujours chauds bouillants sur la qualité. Car dans cette sélection, vous ne trouverez que des artisans glaciers qui turbinent sans arômes artificiels, graisses végétales ni colorants chelous. Du kif en boule à se mettre dans le cornet sans tarder.

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