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Que faire à Paris cette semaine du 7 septembre ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine à Paris.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 7 septembre à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 7 septembre ?

  • Danse
  • Contemporaine

Des ballets rythmés par de la techno hardcore, un spectacle au Louvre mis en scène pour Instagram, un show/rave avec Rone au Théâtre du Châtelet… C’est peu dire que (LA)HORDE a bousculé le monde feutré de la danse contemporaine ces dernières années. Nommé à la tête du Ballet national de Marseille en 2019, le trio formé par Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel décloisonne le secteur à coups de spectacles audacieux et de collabs prestigieuses, Madonna, Angèle et récemment la tournée de Rosalía, dont (LA)HORDE a signé la choré – avec cette incroyable performance aux Brit Awards aux côtés de Björk. Après cette hype mondiale, les revoici avec leur troisième création pour le Ballet national de Marseille,  Après moi, le déluge. Un spectacle en forme d’introspection collective au titre peut-être moins pessimiste qu’il n’y paraît, à voir à Paris du 5 au 12 septembre au Théâtre de la Ville, sous les gradins duquel on a retrouvé le trio pour un entretien début juin.

  • Musique

Le 30 mai dernier, à Philadelphie, JAŸ-Z revenait sur scène après cinq ans d’absence, profitant du moment pour remettre les pendules à l’heure avec deux-trois compères du game ; coucou Nicki Minaj, Drake ou Kanye. Et voilà que dans le sillage des concerts à Brooklyn prévus en juillet pour célébrer les 30 ans et les 25 ans de ses séminaux albums Reasonable Doubt et The Blueprint, le New-Yorkais a annoncé un passage à Paris le jeudi 10 septembre prochain au Stade de France. Une première date en solo pour lui dans l’arène dionysienne après deux passages avec Beyoncé où, au vu du chiffre 30 présent sur l’affiche, il présentera le premier cité.

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  • Gastronomique
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Et si les restaurants gastronomiques se détendaient un peu ? Ça semble le cap pris par Eskal, nouvelle table de la famille Nanaumi (après Akabeko) où le chef Alexandre Chambat, passé par l’Astrance, brille dans sa cuisine ouverte. Installé au comptoir, on se retrouve aux premières loges d’un réjouissant moment d’échanges à hauteur de fourneaux où le chef explique ses plats, sa philosophie, ses fournisseurs. Eskal s’impose ainsi des produits uniquement français (comme chez FIEF), une saisonnalité draconienne et une stricte politique de réduction des déchets. La contrainte devient un cadre dans lequel les assiettes développent toute leur personnalité, celle d’une cuisine pleine de vivacité et de justesse où étincellent herbes sauvages et légumes du moment. Au gré du très généreux menu à 89€ (en 5 étapes), on croise ainsi des haricots verts tout simples accompagnés d’un puissant condiment mirabelle et noix, un ceviche d’aubergine dans un « leche de tigre » au lait d’avoine ou une longe de veau fumée sur un risotto de blettes, légumes mal aimés mais résistants aux sécheresses. Le dessert du chef Nahel Mani (l’Astrance lui aussi) convoque lui le mélilot, la figue et le verjus. Bref, foncez ?

  • Que faire
  • Évènements & festivals

Non, la fête de l’Huma ne se réduit pas à une collection de barbecues, de formes de moustaches et d’idées pour une société plus juste ! Il y a aussi des concerts et les derniers noms livrés et qui rejoignent arøne, Louane, The Limiñanas ou Oxmo Puccino font carrément envie dans tous les compartiments du jeu. Vous êtes féru de rap ? Voilà que s’annoncent Ino Casablanca, qui viendra clôturer sa tournée estivale au Plessis-Pâté ; les Irlandais pro-palestiniens bien énervés de Kneecap ; le parrain Kery James, toujours pas assagi par les années, ou à l’autre bout du spectre des générations, Danyl, jeune rappeur franco-algérien. Vous préférez les BPM ? Y en a aussi avec Etienne de Crecy qui montre que la French Touch mord encore, Belaria et ses morceaux italo et EBM énergiques, LB aka Labat à la house et la coiffure colorées ou Kiddy Smile pour une finition queer. Et parce que le punk n’est pas complètement mort, les Wampas viendront aussi aligner riffs et fausses notes ! Yeah !

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  • Dans nos Verres

En attendant de pouvoir accueillir les dîneurs dans son nouveau restaurant de la Fondation Cartier (à partir du 18 septembre !), Anne-Sophie Pic va d'abord servir à boire ! La cheffe la plus étoilée de la planète ouvre en effet son premier bar à cocktails tout début septembre, toujours dans l'enceinte de la Fondation Cartier, fraîchement débarquée de Raspail dans l'ancien Louvre des antiquaires retapé par Jean Nouvel. Le nom ? Utopic, pour un cocon aux airs de speakeasy dessiné par l'agence Moinard Bétaille, à qui l'on doit les boutiques Cartier de Paris à Tokyo, et accessible directement par une porte discrète rue de Marengo.

  • Népalais
  • Poissonnière
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Petit à petit, Paris creuse son offre des gastronomies du monde. De la Chine (ou de l’Italie), on peut (on doit) choisir de manger de la cuisine du nord ou du sud du pays. Du Népal, mince bande coincée entre le Tibet et l’Inde, on ne connaissait depuis une décennie que les momos, ces raviolis vedettes des échoppes de rue, et voilà que Jatra ose d’autres plats des hauts plateaux. À la tête de cette claire cantine garnie de masques tradi et de banquettes colorées, se trouve Shirish Bhandari, vingtenaire à la barbe fournie, qui s’est lancé dans la restauration à la suite de ses parents forgés dans le même Népal (ils possèdent les enseignes Momo House). La carte fait une large place aux recettes végé et surtout aux ingrédients de là-bas ramenés de ses voyages par le taulier, comme ces batuks (des beignets de lentilles moong) ou la farsi (un ragoût de courge à l’ail des ours népalais). Voilà une vraie proposition dépaysante et savoureuse qui fait du bien !

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  • Art

Chaque année à la rentrée, le design est chez lui, à Paris. Et pas n'importe où. Excroissance urbaine et gratuite du salon Maison&Objet, la Paris Design Week (PDW) déborde sur des centaines d'adresses, du Marais à Bastille, et attire quelque 250 000 visiteurs, sans badge ni carton d'invitation. Mais son programme le plus spectaculaire se joue plus haut : avec Design sur cour, les monuments les plus éloquents de la ville se voient redessinés par une joyeuse équipée de créateurs, artistes et autres maisons d'édition triés sur le volet, invités à travailler in situ. Comprendre : pas des expos posées là, mais des œuvres taillées sur mesure pour les lieux. L'Arc de Triomphe, la colonne de Juillet, le Grand Palais… Du 10 au 19 septembre 2026, le patrimoine prête ses plus beaux atours à la création contemporaine. En voilà quatre à (re)visiter absolument pour donner des couleurs à votre rentrée.

  • Art
  • Le Marais
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

La première rétrospective consacrée par la Maison européenne de la photographie à Camille Vivier est probablement le meilleur plan pour se mettre à l’ombre cet été dans ce Paris sous canicule. Au dernier étage de l’ancien hôtel particulier, l’exposition fait dialoguer corps et objets à travers un parcours thématique qui refuse l’organisation millimétrée d’un CV pour faire parler toute une carrière. Construite à partir d’une centaine d’œuvres allant du Polaroid au tirage XXL, la monographie mélange commandes éditoriales, séries personnelles, portraits, natures mortes et images quasi fantastiques. Elle fait surtout la part belle aux corps féminins, dans des représentations nourries par les influences multiples de Camille Vivier, qui n’hésite pas à questionner les normes de beauté et la hiérarchie des goûts.

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  • Dans nos Assiettes

Septembre débute et vous n’avez plus de jour à poser (ni reçu d’invitation) pour la Mostra de Venise ? Le Ristorante Stern vous propose de vous consoler avec une initiative originale : la mise à la carte, seulement le temps du festival, de trois plats vénitiens aperçus dans des longs métrages. Les recettes pensées par Massimiliano Alajmo, le taulier de la maison, et Alessandro Fornaro, le chef en cuisine, se réservent aux gastronomes également ceinture noire en cinéphilie car les films invoqués se montrent assez niche ! Il va ainsi y avoir une assiette de spaghetti au café, blettes et anchois (28€) inspirée de « Vacances à Venise » de David Lean (1955). Le café fait penser à la terrasse de la place Saint-Marc où se rencontrent Katharine Hepburn et Rossano Brazzi, tandis que l'anchois rappelle la lagune. L’idée du risotto à la saucisse et aux haricots au vin rouge (30€) provient du sketch d’Alberto Sordi dans « Où es-tu allé en vacances ? » (1978). À noter que le chef continue d’explorer les glaces comme condiment dans ses plats avec ici un sorbet aux oignons rouges. Et enfin l’œuf au thon (26 €), avec gelato de ventrèche et chips de riz croustillantes, représente une variation très travaillée autour du modeste plat de thon servi à Licia Maglietta dans « Pain, Tulipes et Comédie » de Silvio Soldini (2000). Oui le cinéma s’apprécie aussi avec la bouche !

  • Dans nos Assiettes

L'exposition Super Japon transforme, en cette rentrée, tout le Bon Marché en konbini de luxe. Sacai, la marque de streetwear hybride de Chitose Abe, en profite pour lancer Sacai TO GO, un pop-up exceptionnel au troisième étage du magasin. Hybride, le mot n'est pas là pour faire joli. Modéliste chez Comme des Garçons puis auprès de Junya Watanabe, elle ouvre son label en 1999 avec cinq pièces tricotées à la main dans une pelote de laine achetée quinze euros, et en tire une méthode : couper deux vêtements pour les recoudre en un seul, un trench greffé sur un bomber. En 2021, Jean Paul Gaultier l'a choisie pour rejouer ses archives en haute couture. Elle est la première à qui il ait confié ça. À la manœuvre rue de Sèvres, Sarah Andelman. La cofondatrice de colette garde intact son art d'assembler ce qui n'a rien à faire ensemble. Mais c'est sa curation food qui vaut à elle seule le déplacement. Les pâtisseries de Toraya, d'abord, sans oublier les matcha de Rocky's Matcha, la maison de Rocky Xu. Les week-ends verront s’ajouter des invités prestigieux comme Folderol et ses glaces (le 5-6 septembre) ; Iné et ses bentos (12-13 septembre) ; Niwa et ses délicates viennoiseries (3-4 octobre) ou Dreamin’ Man et ses cafés de spécialités (10-11 octobre). Une curation aiguisée comme un sujihiki !

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  • Bistrot
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Entre les passages Dieu et Satan, dans le 20ᵉ, se trouve une adresse logiquement très humaine. Ouvert en août 2026, Les Orteaux fait partie de cette modeste (et précieuse) famille des restaurants sans concept, juste guidés par l’envie de bien nourrir le chaland. Une adresse de quartier, murs blancs, sol en casson et accueil aux petits oignons, portée par Joseph Napias (ex-Gypse à Montreuil) qui s’active en salle. La cuisine sérieuse de Lorène (cheffe aussi venue de Gypse) garde la saison en ligne de mire tandis qu’elle navigue entre Méditerranée (vitello tonnato, croquettes de jambon) et Japon (tataki de thon). La carte des vins dessinée par le patron préfère le bio au nature. La formule midi entame avec le sucré-salé d’un siphon de bleu d’Auvergne au crumble aux noix et quartiers de nectarine (ça tient presque du dessert). Puis une plaisante aubergine rôtie garnie de stracciatella fumée, figues, pignons et croutons montre qu’un plat végé bien fait se suffit à lui-même. On termine avec un honnête riz au lait pour une raisonnable cuenta de 25 €. Efficace ! Le soir, l’adresse tente de faire perdurer les petites assiettes à partager (entre 7 et 20€). Bref voilà un bistrot qui se fiche des tendances et qu’on aimerait en avoir en bas de chez soi.

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