Le Grand Bouquet, Uchronia © Paris Design Week
Le Grand Bouquet, Uchronia © Paris Design Week | Le Grand Bouquet, Uchronia © Paris Design Week
Le Grand Bouquet, Uchronia © Paris Design Week

Que faire à Paris en septembre 2026 ?

Expos, restos, festivals, spectacles : découvrez tous les inratables à faire en septembre 2026.

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Le mois de septembre, c’est le moment de la bascule entre ce moite été et un automne forcément moins avenant. Mais avant de glisser vers le froid et les nuits sans fin, la rentrée parisienne plastronne fort en matière de bons plans. C’est pas dur, on en a trouvé 25 à même de satisfaire toutes les envies de sorties, avec moult expositions, des festivals et concerts dans tous les styles ou des restos tout chauds. Oui, la rentrée est là, mais ce dossier la rend plus douce.

Les meilleurs plans du mois de septembre 2026 à Paris

  • Gastronomique
  • La Madeleine
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Et si les restaurants gastronomiques se détendaient un peu ? Ça semble le cap pris par Eskal, nouvelle table de la famille Nanaumi (après Akabeko) où le chef Alexandre Chambat, passé par l’Astrance, brille dans sa cuisine ouverte. Installé au comptoir, on se retrouve aux premières loges d’un réjouissant moment d’échanges à hauteur de fourneaux où le chef explique ses plats, sa philosophie, ses fournisseurs. Eskal s’impose ainsi des produits uniquement français (comme chez FIEF), une saisonnalité draconienne et une stricte politique de réduction des déchets. La contrainte devient un cadre dans lequel les assiettes développent toute leur personnalité, celle d’une cuisine pleine de vivacité et de justesse où étincellent herbes sauvages et légumes du moment. Au gré du très généreux menu à 89€ (en 5 étapes), on croise ainsi des haricots verts tout simples accompagnés d’un puissant condiment mirabelle et noix, un ceviche d’aubergine dans un « leche de tigre » au lait d’avoine ou une longe de veau fumée sur un risotto de blettes, légumes mal aimés mais résistants aux sécheresses. Le dessert du chef Nahel Mani (l’Astrance lui aussi) convoque lui le mélilot, la figue et le verjus. Bref, foncez ?

  • Musique

L’attente aura été longue, mais elle est enfin récompensée : après avoir sorti vendredi 16 janvier son album Don’t Be Dumb après huit ans d’absence, A$AP Rocky a dévoilé les dates d’une tournée mondiale, dont la dernière aura lieu le 30 septembre 2026 à l’Accor Arena ! Rocky, ce gamin de Harlem qui s’est mis à rapper comme un Texan, importateur du chopped and screwed né dans la codéine de Houston, posé sur les instrumentaux planants de Clams Casino, pionnier du cloud rap ; quinze ans plus tard, il s’entoure de Danny Elfman et de Thundercat, et le nuage se retrouve avec un orchestre.

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  • Danse
  • Contemporaine

Des ballets rythmés par de la techno hardcore, un spectacle au Louvre mis en scène pour Instagram, un show/rave avec Rone au Théâtre du Châtelet… C’est peu dire que (LA)HORDE a bousculé le monde feutré de la danse contemporaine ces dernières années. Nommé à la tête du Ballet national de Marseille en 2019, le trio formé par Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel décloisonne le secteur à coups de spectacles audacieux et de collabs prestigieuses, Madonna, Angèle et récemment la tournée de Rosalía, dont (LA)HORDE a signé la choré – avec cette incroyable performance aux Brit Awards aux côtés de Björk. Après cette hype mondiale, les revoici avec leur troisième création pour le Ballet national de Marseille,  Après moi, le déluge. Un spectacle en forme d’introspection collective au titre peut-être moins pessimiste qu’il n’y paraît, à voir à Paris du 5 au 12 septembre au Théâtre de la Ville, sous les gradins duquel on a retrouvé le trio pour un entretien début juin.

  • Art

À l’occasion des 20 ans de la sortie du film Marie-Antoinette, tourné entre ses murs, le château de Versailles proposera du 22 septembre 2026 au 24 janvier 2027 une exposition retraçant son tournage, conçue en collaboration avec la réalisatrice. Dépliée au Petit Trianon, l’expo présentera les costumes originaux de Milena Canonero – primée aux Oscars 2007 –, les storyboards, les photos ainsi que des reconstitutions de décors et lieux de tournage in situAvec cette expo, le château de Versailles célèbre un biopic qui a marqué l’imaginaire populaire au mitan des années 2000. Le film raconte le parcours intime de la dernière reine de France, jouée par Kirsten Dunst, entre l’adaptation d’une enfant de 14 ans au huis clos versaillais et son émancipation du carcan. Davantage que son historicité très relative, c’est l’esthétique flamboyante du film qui a imprimé, avec ses couleurs pastel et cette BO très rock qui fait défiler Siouxsie And The Banshees, Gang Of Four, The Cure ou Aphex Twin.

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  • Dans nos Verres

En attendant de pouvoir accueillir les dîneurs dans son nouveau restaurant de la Fondation Cartier (à partir du 18 septembre !), Anne-Sophie Pic va d'abord servir à boire ! La cheffe la plus étoilée de la planète ouvre en effet son premier bar à cocktails tout début septembre, toujours dans l'enceinte de la Fondation Cartier, fraîchement débarquée de Raspail dans l'ancien Louvre des antiquaires retapé par Jean Nouvel. Le nom ? Utopic, pour un cocon aux airs de speakeasy dessiné par l'agence Moinard Bétaille, à qui l'on doit les boutiques Cartier de Paris à Tokyo, et accessible directement par une porte discrète rue de Marengo.

  • Art

Depuis le début des années 1980, Kerry James Marshall peint les personnes noires dans des toiles monumentales, lui qui est né en 1955 à Birmingham, Alabama, en pleine ségrégation. Pour sa première grande exposition française, « The Histories* », le Musée d'Art Moderne de Paris accroche du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027 quelque 70 œuvres, dont huit peintures inédites créées pour l'occasion, dans un parcours conçu par la Royal Academy de Londres avec le Kunsthaus de Zurich. Ses tableaux racontent l'esclavage, la ségrégation, le moment émancipateur des droits civiques, convoquent des figures de l'histoire africaine, revisitent les icônes de la peinture occidentale ou saisissent le quotidien, pique-nique et salon de coiffure, en piochant aussi bien chez les maîtres anciens que dans l'esthétique des cartes de vœux américaines. À voir absolument : « Wake » installation évolutive entamée en 2003 autour de la traite transatlantique, bateau de bois, chaînes en or et filets de pêche, que l'artiste enrichit à chaque présentation d'un médaillon au portrait d'une personne déportée.

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  • Musique

Le 30 mai dernier, à Philadelphie, JAŸ-Z revenait sur scène après cinq ans d’absence, profitant du moment pour remettre les pendules à l’heure avec deux-trois compères du game ; coucou Nicki Minaj, Drake ou Kanye. Et voilà que dans le sillage des concerts à Brooklyn prévus en juillet pour célébrer les 30 ans et les 25 ans de ses séminaux albums Reasonable Doubt et The Blueprint, le New-Yorkais a annoncé un passage à Paris le jeudi 10 septembre prochain au Stade de France. Une première date en solo pour lui dans l’arène dionysienne après deux passages avec Beyoncé où, au vu du chiffre 30 présent sur l’affiche, il présentera le premier cité.

  • Népalais
  • Poissonnière
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Petit à petit, Paris creuse son offre des gastronomies du monde. De la Chine (ou de l’Italie), on peut (on doit) choisir de manger de la cuisine du nord ou du sud du pays. Du Népal, mince bande coincée entre le Tibet et l’Inde, on ne connaissait depuis une décennie que les momos, ces raviolis vedettes des échoppes de rue, et voilà que Jatra ose d’autres plats des hauts plateaux. À la tête de cette claire cantine garnie de masques tradi et de banquettes colorées, se trouve Shirish Bhandari, vingtenaire à la barbe fournie, qui s’est lancé dans la restauration à la suite de ses parents forgés dans le même Népal (ils possèdent les enseignes Momo House). La carte fait une large place aux recettes végé et surtout aux ingrédients de là-bas ramenés de ses voyages par le taulier, comme ces batuks (des beignets de lentilles moong) ou la farsi (un ragoût de courge à l’ail des ours népalais). Voilà une vraie proposition dépaysante et savoureuse qui fait du bien !

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  • Art

Du 22 septembre 2026 au 25 avril 2027, le musée de la Musique présentera My Rock Stars, une grande célébration de quarante ans de création d’Hassan Hajjaj, ce photographe, designer, graphiste et créateur de mode marocain connu pour ses clichés colorés d’artistes (souvent iconiques) hybridant les cultures et leurs références. Bande-sonorisée par Acid Arab et scénographiée avec les cagettes de boissons utilisées dans ses œuvres, cette expo déroulera bien sûr nombre de photos issues de Rock Stars, son immédiatement reconnaissable série à la colorimétrie irisante. On y voit se côtoyer nombre de stars (Rachid Taha, Billie Eilish, Amadou et Mariam, Souad Massi ou Lee Scratch Perry), toutes shootées selon un rituel codifié : un décor mêlant références marocaines et pop art, des teintures colorées et des accessoires et vêtements façonnés par l’artiste. Pour comprendre l’origine de cette série et de l'œuvre d’Hajjaj, l’expo remontera jusqu’à ses jeunes et formatrices années londoniennes. Il y ouvre des boutiques, s'initie à la mode et à la photo, fraye dans les scènes reggae et hip-hop tout en se reconnectant à la culture gnawa d’Afrique du Nord, infusée de transe et de spiritualité. Une culture qui fera l’objet d’un focus avec des séries dédiées à ses artistes et instruments mais aussi aux couleurs, clés dans les rituels et œuvres de l’artiste.

  • Que faire
  • Évènements & festivals

Non, la fête de l’Huma ne se réduit pas à une collection de barbecues, de formes de moustaches et d’idées pour une société plus juste ! Il y a aussi des concerts et les derniers noms livrés et qui rejoignent arøne, Louane, The Limiñanas ou Oxmo Puccino font carrément envie dans tous les compartiments du jeu. Vous êtes féru de rap ? Voilà que s’annoncent Ino Casablanca, qui viendra clôturer sa tournée estivale au Plessis-Pâté ; les Irlandais pro-palestiniens bien énervés de Kneecap ; le parrain Kery James, toujours pas assagi par les années, ou à l’autre bout du spectre des générations, Danyl, jeune rappeur franco-algérien. Vous préférez les BPM ? Y en a aussi avec Etienne de Crecy qui montre que la French Touch mord encore, Belaria et ses morceaux italo et EBM énergiques, LB aka Labat à la house et la coiffure colorées ou Kiddy Smile pour une finition queer. Et parce que le punk n’est pas complètement mort, les Wampas viendront aussi aligner riffs et fausses notes ! Yeah !

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  • Art

Chaque année à la rentrée, le design est chez lui, à Paris. Et pas n'importe où. Excroissance urbaine et gratuite du salon Maison&Objet, la Paris Design Week (PDW) déborde sur des centaines d'adresses, du Marais à Bastille, et attire quelque 250 000 visiteurs, sans badge ni carton d'invitation. Mais son programme le plus spectaculaire se joue plus haut : avec Design sur cour, les monuments les plus éloquents de la ville se voient redessinés par une joyeuse équipée de créateurs, artistes et autres maisons d'édition triés sur le volet, invités à travailler in situ. Comprendre : pas des expos posées là, mais des œuvres taillées sur mesure pour les lieux. L'Arc de Triomphe, la colonne de Juillet, le Grand Palais… Du 10 au 19 septembre 2026, le patrimoine prête ses plus beaux atours à la création contemporaine. En voilà quatre à (re)visiter absolument pour donner des couleurs à votre rentrée.

  • Cinéma

Depuis 2013, le Cinéma Paradiso de mk2 a pas mal bourlingué : le Grand Palais, la cour du Louvre, la Seine Musicale ou le circuit des 24 Heures du Mans… À la rentrée 2026, il débloque une nouvelle arène, et pas des moindres : la tour Eiffel ! Du 24 au 27 septembre 2026, mk2 va en effet installer écran, chaises et projecteur dans la superbe salle Gustave Eiffel. Postée à 57 mètres d’altitude, donc au premier étage, elle offre deux pans de mur entièrement vitrés pour une vue sur tout Paris et la dentelle de fer des piliers de la tour. Il va falloir de la volonté pour rester concentré sur l’écran !

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  • Bistrot
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Entre les passages Dieu et Satan, dans le 20ᵉ, se trouve une adresse logiquement très humaine. Ouvert en août 2026, Les Orteaux fait partie de cette modeste (et précieuse) famille des restaurants sans concept, juste guidés par l’envie de bien nourrir le chaland. Une adresse de quartier, murs blancs, sol en casson et accueil aux petits oignons, portée par Joseph Napias (ex-Gypse à Montreuil) qui s’active en salle. La cuisine sérieuse de Lorène (cheffe aussi venue de Gypse) garde la saison en ligne de mire tandis qu’elle navigue entre Méditerranée (vitello tonnato, croquettes de jambon) et Japon (tataki de thon). La carte des vins dessinée par le patron préfère le bio au nature. La formule midi entame avec le sucré-salé d’un siphon de bleu d’Auvergne au crumble aux noix et quartiers de nectarine (ça tient presque du dessert). Puis une plaisante aubergine rôtie garnie de stracciatella fumée, figues, pignons et croutons montre qu’un plat végé bien fait se suffit à lui-même. On termine avec un honnête riz au lait pour une raisonnable cuenta de 25 €. Efficace ! Le soir, l’adresse tente de faire perdurer les petites assiettes à partager (entre 7 et 20€). Bref voilà un bistrot qui se fiche des tendances et qu’on aimerait en avoir en bas de chez soi.

14. Avoir la chance de voir les collections du FRAC

C'est l'un des lieux les plus confidentiels de la culture parisienne. À deux coups de pédale de la porte de la Chapelle, un ancien centre de tri postal réhabilité de plus de 2 000 m² en lisière du futur parc Chapelle-Charbon abrite les réserves du Fonds d'art contemporain de la Ville de Paris. Derrière ses portes attendent sagement quelque 11 000 œuvres (sur les plus de 23 000 que compte la collection), rangées dans sept salles classées par médium, des arts graphiques à la photographie. Parmi elles, des pièces de Pierre Soulages, Raymond Depardon, Sophie Calle, Kader Attia ou Camille Henrot, mais aussi des œuvres bien plus anciennes : la Ville achète de l'art aux artistes vivants depuis 1816, et ce fonds longtemps connu sous le nom de FMAC brasse aujourd'hui deux siècles de création, des bronzes du 19e siècle aux installations contemporaines. Si la collection est « volante », vouée à essaimer dans les écoles, les mairies, les Ehpad et jusque dans les prisons (quand elle ne s'exporte pas à l'étranger le temps d'une exposition), une grande partie de ses trésors demeure néanmoins à quai. À l'occasion des Journées européennes du patrimoine, vous pourrez exceptionnellement pénétrer dans cet envers du décor, habituellement réservé aux conservateurs et aux restaurateurs. Rendez-vous est donné le vendredi 18 septembre, à la mi-journée, pour deux créneaux de visite d'une heure – gratuits, mais sur réservation uniquement. 

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  • Fast-foods, snacks et sandwicheries
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 1 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Si on manque d’archéologues de la cuisine de rue pour identifier avec certitude le plus ancien kebab de la ville, il faut reconnaitre que le Cristal, affichant fièrement 1981 sur sa devanture, se présente comme un bon candidat. L’affaire de la famille Ayan – où le père a été employé puis patron -  continue de bien tourner, comme sa broche qui occupe une large portion de cette minuscule cambuse triangulaire des Grands Boulevards. Le père Yavuz a cédé sa place à Anil, son fiston, qui a repris le flambeau sans rien changer à la recette ou à l’organisation. Ainsi la viande, un mélange de veau et d’agneau mariné une journée et haché sur place, est assemblée chaque matin au 1ᵉʳ étage avant d'être descendue dans la boutique via un trou dans le plafond ! À part cette originalité architecturale, on propose ici sur un kebab très classique, une sorte de mètre étalon de l’exercice, identique à ce que les clubbers allant aux soirées Jungle du Rex Club en 1986 avalaient déjà. Pas de pickles, pas de sauces cheloues juste un souple pain turc maison (ou alors, pour faire comme les anciens, une baguette du boulanger d’à côté) avec sauce blanche, harissa salade, tomate, oignon… Simple, basique et efficace.

  • Dans nos Verres

Cela fait dix ans que Cocktail Street, le petit frère fêtard de Whisky Live, accompagne le salon des spiritueux dans ses pérégrinations. En 2026, sous le vaste auvent de la Grande Halle de la Villette, il revient pour faire découvrir différents alcools par le prisme des cocktails dans lesquels ils peuvent se retrouver. Ainsi une quarantaine de comptoirs pour autant de marques (de saké, de rhum, de gin…) vont shaker une grosse centaine de décoctions. L’entrée est libre et vous payez chacun de vos verres (comme dans un bar finalement). Cette année, l’invité d’honneur est le Martiny’s de New York. Mais attention, pour siroter ses créations franco-nippones, il faut réserver son créneau sur le site. Levez le coude, ça vous donne faim ? Le Food Market s’est chargé, cette année encore, de rassembler douze noms qui comptent dans la cuisine de rue : kebab de Mehmet, burger de Mosugo, tacos de Taco Mesa, pastrami de Will’s Deli… Cheers !

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  • Art

Le musée des Arts décoratifs ouvrira ses cimaises, du 23 septembre 2026 au 7 février 2027, à la première exposition française consacrée au photographe Rafael Pavarotti. Une entrée remarquée dans le champ muséal hexagonal pour une œuvre déjà largement diffusée, mais encore peu montrée sous cette forme. Réunissant plus de 200 tirages, l’exposition déroulera un corpus ample, mis en regard des collections photographiques du musée. On y croisera des couvertures de magazines internationaux, des portraits de figures de la pop culture – Rihanna, Harry Styles, Beyoncé – ainsi que des campagnes réalisées pour de grandes maisons, de Dior à Balmain, de Maison Margiela à Ferragamo, sans oublier L’Oréal. Un ensemble qui témoigne d’un regard désormais solidement installé dans le paysage visuel de la mode contemporaine.

  • Musique

Philippe Katerine ne connaît pas le solfège, il le dit lui-même. Ce qui ne l'empêche pas de citer Bach comme « sa source », une musique « aussi élégiaque que mathématique ». Les 19 et 20 septembre, l'hurluberlu de la pop française prend ses quartiers pour deux soirs dans la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie, autrement dit au saint des saints du répertoire classique. Le spectacle s'appelle « Aux anges » et n'est pas né d'hier : le chanteur l'a créé en janvier 2023 à l'Hyper Weekend Festival de Radio France, un samedi, deux fois dans la même journée, épaulé par l'Orchestre philharmonique maison. Cette fois, c'est l'Orchestre national d'Île-de-France qui l'accompagne, toujours sous la baguette de Bastien Stil, directeur musical de la Garde républicaine à la ville, passé par des projets avec Wayne Shorter comme avec Magma, et dans les arrangements du contrebassiste Lucas Henri. Sur le papier, les tubes lofi-loufoques du bonhomme n'avaient rien demandé aux cordes ; dans les faits, les voilà changés en épiques fresques cinématographiques, sans une once d'absurdité en moins.

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  • Grec
  • Louvre
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Faut-il encore présenter les frères Mavrommàtis, les amphitryons parisiens de la gastronomie hellène ? Dès 1981, le trio a voulu proposer une autre cuisine grecque. Trente-cinq ans plus tard, mission accomplie ! On voit bien le chemin parcouru avec Thalie, leur 5ᵉ restaurant, posé le long du jardin du Palais-Royal. La mise ? Une élégante bonbonnière, rose poudrée, draperies et miroirs, bien loin du folklore, mais surtout une splendide terrasse dans le jardin de Port-Royal. Une des plus belles de Paris ! La carte élaborée par Andreas Mavrommàtis s’articule autour des petites assiettes et d’entrées (avec de très nombreuses possibilités végé) : poulpe et purée de pois chiche, aubergine confite, halloumi grillé… Que complètent quelques plats classiques (brochettes, moussaka) ou nettement moins (joue de bœuf sauce stifado ou pâte d’avoine aux champignons). À la tête de la cave on trouve -logiquement- Dyonisos Mavrommàtis qui sillonne les AOP grecques. 

  • Dans nos Assiettes

Septembre débute et vous n’avez plus de jour à poser (ni reçu d’invitation) pour la Mostra de Venise ? Le Ristorante Stern vous propose de vous consoler avec une initiative originale : la mise à la carte, seulement le temps du festival, de trois plats vénitiens aperçus dans des longs métrages. Les recettes pensées par Massimiliano Alajmo, le taulier de la maison, et Alessandro Fornaro, le chef en cuisine, se réservent aux gastronomes également ceinture noire en cinéphilie car les films invoqués se montrent assez niche ! Il va ainsi y avoir une assiette de spaghetti au café, blettes et anchois (28€) inspirée de « Vacances à Venise » de David Lean (1955). Le café fait penser à la terrasse de la place Saint-Marc où se rencontrent Katharine Hepburn et Rossano Brazzi, tandis que l'anchois rappelle la lagune. L’idée du risotto à la saucisse et aux haricots au vin rouge (30€) provient du sketch d’Alberto Sordi dans « Où es-tu allé en vacances ? » (1978). À noter que le chef continue d’explorer les glaces comme condiment dans ses plats avec ici un sorbet aux oignons rouges. Et enfin l’œuf au thon (26 €), avec gelato de ventrèche et chips de riz croustillantes, représente une variation très travaillée autour du modeste plat de thon servi à Licia Maglietta dans « Pain, Tulipes et Comédie » de Silvio Soldini (2000). Oui le cinéma s’apprécie aussi avec la bouche !

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  • Dans nos Assiettes

Nouveau tampon dans le passeport du festival Food Temple. Après la Colombie, l’Australie ou le Brésil, ce rendez-vous de la rentrée à Paris continue d’explorer les gastronomies du monde avec une 10ᵉ édition consacrée au Maroc. Parrainé par l’emblématique cheffe Fatéma Hal (Sonia dans le 17ᵉ) et Abdel Alaoui (taulier de Choukran), ce festival sur trois jours va être l’occasion de goûter la diversité des recettes marocaines avec des stands de la Cuisine de Souad, de la Maison Gazelle (6ᵉ) ou de La Mouette et les Dromadaire à Essaouira. Le tout entre des photos de Yasmine Hatimi et Salma Jourani ou des affiches graphiques de Merieme Mesfioui.

  • Burgers
  • Folie-Méricourt
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Après le succès de sa Superette ouverte en 2022 place de l’Estrapade à Toulouse, Vincent Louw a décidé à l’été 2026 d’exporter le concept à Paris. La dégaine ? une cambuse minimale, inox et béton ciré, sonorisée au hip-hop US. La carte -écrite en anglais pour faire américain !- reste campée sur les fondamentaux : 2 recettes au bœuf (smashé ou pas), une au poulet frit, une végé (à base d’œuf) et voilà. Les goûts attendus sont au rendez-vous, notamment celui bien grillé du bœuf. Pas un recette « gourmet » compliquée, juste un burger classique et efficace comme une finale de Top 14 avec le Stade toulousain !

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  • Que faire
  • Évènements & festivals

Avis aux coppolistes, Sofia Coppola sera à Paris dimanche 20 septembre 2026, et pas seulement de passage. De 15h à 17h, la réalisatrice s’installera à la librairie de la Fondation Cartier, 2 place du Palais-Royal, aux côtés du photographe Andrew Durham, pour signer Making Marie Antoinette, ouvrage consacré aux coulisses de son film sorti vingt ans plus tôt. Pour fabriquer ce livre, Andrew Durham n’a pas eu besoin d’aller fouiller très loin dans les archives : il était là. Ami et collaborateur de longue date de Sofia Coppola, le photographe avait suivi la production de Marie Antoinette avec son appareil, documentant ce qui se passait autour des prises et dans les moments où les caméras du film, elles, ne tournaient plus. Résultat, 176 pages et plusieurs centaines de photographies, prises pendant la fabrication du long-métrage et jusqu’à sa présentation au Festival de Cannes en 2006. Le livre est également accompagné d’une histoire orale du tournage réalisée par Keaton Bell et d’une nouvelle conversation entre Sofia Coppola et Andrew Durham.

  • Dans nos Assiettes

L'exposition Super Japon transforme, en cette rentrée, tout le Bon Marché en konbini de luxe. Sacai, la marque de streetwear hybride de Chitose Abe, en profite pour lancer Sacai TO GO, un pop-up exceptionnel au troisième étage du magasin. Hybride, le mot n'est pas là pour faire joli. Modéliste chez Comme des Garçons puis auprès de Junya Watanabe, elle ouvre son label en 1999 avec cinq pièces tricotées à la main dans une pelote de laine achetée quinze euros, et en tire une méthode : couper deux vêtements pour les recoudre en un seul, un trench greffé sur un bomber. En 2021, Jean Paul Gaultier l'a choisie pour rejouer ses archives en haute couture. Elle est la première à qui il ait confié ça. À la manœuvre rue de Sèvres, Sarah Andelman. La cofondatrice de colette garde intact son art d'assembler ce qui n'a rien à faire ensemble. Mais c'est sa curation food qui vaut à elle seule le déplacement. Les pâtisseries de Toraya, d'abord, sans oublier les matcha de Rocky's Matcha, la maison de Rocky Xu. Les week-ends verront s’ajouter des invités prestigieux comme Folderol et ses glaces (le 5-6 septembre) ; Iné et ses bentos (12-13 septembre) ; Niwa et ses délicates viennoiseries (3-4 octobre) ou Dreamin’ Man et ses cafés de spécialités (10-11 octobre). Une curation aiguisée comme un sujihiki !

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  • Art

Oubliez Marilyn Monroe et les canettes de soupe. Cet automne, ce sont les dessins d’Andy Warhol qui auront l’honneur d’une exposition au musée du Luxembourg, La Ligne et l’image, qui se tiendra du 16 septembre au 10 janvier 2027. Car derrière les sérigraphies et la peinture, le pape du pop art a dessiné toute sa vie, à ses débuts dans les années 40 pour trouver son style, avant d’y revenir dans la dernière partie de sa carrière. Quelque 150 dessins – mais aussi photos, documents ou peintures – remontent le fil de cette passion, d’un Autoportrait daté de 1942 aux dessins à l’acrylique de La Dernière Cène en 1986 (l’année précédant son décès), entre portraits, caricatures, illustrations publicitaires… Une expo qui permettra de rentrer un peu dans l’esprit de Warhol, qui utilisait dans ses dessins des techniques comme le tampon, le pochoir ou le collage, anticipant la reproduction sérigraphique qui fera sa gloire.

  • Art

Le Palais de Tokyo vient de relancer ses Nocturnes d’été, qui permettent de voir gratuitement toutes ses expositions tous les jeudis soir, de 19h à minuit, jusqu’au 10 septembre. L’occasion de découvrir la saison printemps-été du musée d’art contemporain intitulée Normes Corps, qui « déconstruit les récits dominants et interroge la place des corps minoritaires » à travers une dizaine d'expositions, entre les mythes revisités de Pauline Curnier Jardin, les sculptures charnelles de Cathy de Monchaux ou les archives féministes de Cheryl Marie Wade. Et n’oubliez pas de faire un tour dans la Chambre des échos pour se remettre dans le mood Marty Supreme devant l’exposition Ping City.

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  • Pâtisserie

Plus boule la vie ! Quand les jours rallongent et que les vêtements raccourcissent, c’est le retour de la question : où trouver une bonne glace à Paris ? Chez Time Out, on vous file nos meilleurs plans en dessous de zéro mais toujours chauds bouillants sur la qualité. Car dans cette sélection, vous ne trouverez que des artisans glaciers qui turbinent sans arômes artificiels, graisses végétales ni colorants chelous. Du kif en boule à se mettre dans le cornet sans tarder. 

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